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      Peut-on refuser de soigner un patient ?

      Peut-on refuser de soigner un patient ?

Jan 21, 2018

 

   Refus de prodiguer des soins :

Le médecin qui se voit obligé de refuser de fournir des services professionnels à une personne en particulier fait face à un problème d’ordre éthique.

La raison de ce refus peut aller du conflit de valeurs personnelles au risque de subir soi-même des blessures.

De telles situations sont plus fréquentes depuis l’apparition du syndrome d’immunodéficience acquise (sida).

Selon une enquête, le nombre de médecins affirmant qu’ils pourraient refuser de soigner une personne atteinte du sida a diminué depuis les 10 dernières années, passant de 75 % à 20 %.

Cependant, le nombre de médecins susceptibles de refuser de soigner une personne atteinte du sida qui serait violente ou non-coopérative est passé de 72 % à 82 %.

L’obligation éthique de soigner toutes les personnes est clairement établie dans le Code de déontologie médicale.

Le médecin peut utiliser certaines stratégies pour éviter d’avoir à faire face à ces situations morales.

Par exemple, quand il présente une demande d’emploi, il peut poser des questions sur le type de clientèle de l’établissement.

Si une situation en particulier le met mal à l’aise, il peut refuser le poste.

Mais, il est inacceptable de refuser de soigner une personne ou de lui donner des soins qui ne répondent pas aux normes.

  Fin de vie d’un patient :

La mort et l’agonie posent très souvent un dilemme moral aux médecins qui donnent des soins médicaux et chirurgicaux.

Ce dilemme est difficile à résoudre, car la tâche des médecins est d’aider au mieux-être et à la guérison.

En raison des progrès technologiques, il peut être difficile d’accepter, dans un tel contexte, qu’on ne puisse plus rien faire ou que les traitements de pointe ne puissent prolonger la vie qu’aux prix du bien-être et de la qualité de vie.

Lorsqu’il doit résoudre des problèmes moraux d’une telle ampleur, le médecin doit surtout réfléchir à son rôle de soignant.

 

  Soulagement de la douleur :

L’utilisation de la diploïde pour soulager la douleur peut également placer les médecins face à un dilemme.

Les personnes souffrant de douleurs aiguës peuvent avoir besoin de fortes doses d’analgésiques, mais ces médicaments peuvent altérer la fonction respiratoire.

Le risque de dépression respiratoire ou de dépendance ne devrait pas empêcher le médecin d’essayer de soulager la douleur d’une personne mourante.

Dans le cas des personnes en phase terminale, le médecin peut s’appuyer sur le principe du double effet pour justifier ses actes.

Les interventions visent à soulager la douleur et la souffrance pour améliorer le bien-être de la personne, et non à provoquer intentionnellement une dépression respiratoire.

Il est donc justifié d’administrer des analgésiques aux personnes qui ne doivent pas être réanimées.

Toutefois, on doit suivre de près leur fonction respiratoire et signaler au médecin tout signe de défaillance.

Selon un conseiller de “Filiassur assurances responsable”, les analgésiques doivent être administrés en fonction des besoins de la personne.

La société “Filiassur” a bien pensé à ses assurés, elle a mis en place une aide psychologique et financière pour faire face à ce type de situations.